Quand j’étais enfant je voulais avoir la liberté de choisir

La liberté de choisir la maison que je voulais

La liberté de choisir la voiture que je conduirais

La liberté de choisir l’endroit où je vivrais

La liberté de choisir ma vie tout simplement

Alors j’ai parlé de ça aux « adultes » autour de moi

Et on m’a expliqué que si je voulais vraiment avoir la liberté de choisir,

Il fallait que j’apprenne dur à l’école,

Pour pouvoir trouver un bon travail,

Ce travail me permettrait de gagner beaucoup d’argent,

Et cet argent me donnerait accès à mon désir de liberté de choix.

Alors j’ai essayé...

Mais, l’école et moi, on ne s’est pas bien entendu.

En fait, je ne sais pas tant si c’est avec l’école ou avec les enseignants.

« Peut mieux faire », « se repose sur ses acquis »,

Commentaires courants des professeurs.

Alors je me suis lancé :

CV : je sais rien faire

Motivation : travailler 10 heures par jour ? Pour moins de 1000 balles ? Vas-y je suis motivé à fond.

et j’ai trouvé mes premiers boulot,

Qui me permettaient d’avoir un toit (que j’avais pas choisi)

Et de rouler dans une voiture, la moins chère possible.

J’ai bien compris qu’il y avait un truc qui ne marchait pas.

J’ai ouvert quelques livres, et j’ai cherché à nouveau.

J’ai trouvé un boulot prometteur.

Une mission passionnante et très prenante.

On m’avait dit qu’il serait possible d’évoluer, d’augmenter mes responsabilités et mon salaire.

C’est ce que j’ai fait pendant près de 8 ans.

Gravissant les échelons et les responsabilités (en même temps que le volume d’heures de travail)

Puis j’ai posé une question :

Et mon chef… Qui est dans l’entreprise depuis plus de 20 ans… Il gagne combien ?

Quand j’ai réalisé que le fruit de mon travail dégageait une marge nette prêt de 10 fois suppérieure au salaire annuel de mon chef...

J’ai encore une fois compris que ce n’était toujours pas la bonne solution pour vraiment pouvoir choisir.

Alors j’ai essayé une nouvelle chose :

Changer de travail…

Pour une mission moins prenante en nombre d’heures.

Mais sans aucune saveur.

Encore un échec ?

Pas vraiment un échec :

-un résultat non satisfaisant côté pro

-et un méga succès coté perso : ma première fille 😄

Mais j’avais besoin de retrouver ma passion.

Alors j’ai voulu à nouveau changer de travail,

Et maintenant devenu papa je me pose 1000 questions...

Est-ce bien raisonnable ?

Est-ce un caprice ou un réel besoin ?

Et si ça marche pas, on va devenir quoi sans travail, sans revenus ?

Alors je me suis lancé,

Décrochant « le job de ma vie »

Mission passionnante, horaires à ma convenance, salaire de plus en plus élevé, responsabilité sécurisante.

Bien dans ma tête, bien dans ce job,

Ma fille est devenue grande sœur, deux fois d’un coup.

Deux fois grande sœur à 16 mois, pas mal non ?

Me voilà maintenant avec un job de rêve, une petite famille déjà qualifiée de nombreuse, quoi demander de plus ?

Malgré tout ça, mes engagements et ma trésorerie ne me permettaient pas de choisir.

J’ai donc décidé de faire une pause,

Pour voir grandir jour après jour mes trois filles.

Ça nous a laissé le temps de leur faire un petit frère,

Qui est donc arrivé deux ans huit mois après sa plus grande sœur.

Intense ?

Horrible ?

Déraisonnable ?

(Je crois que j’aime bien ce dernier…)

Non, juste une pointe d’organisation et beaucoup de bonheur chaque jour.

(J’ai même pris le temps de créer ma première entreprise)

Depuis que je ne suis plus dans cette course quotidienne,

J’ai fait de nombreuses découvertes :

-il n’est pas nécessaire d’attendre pour créer la journée dont j’ai envie, chaque jour

-il n’est pas nécessaire de devenir entrepreneur pour atteindre la liberté financière

-tu as déjà la liberté de choisir, il suffit de choisir pour toi et pas pour les autres.

Et surtout le plus important :

N’oublie jamais que, chaque matin, tu as plus de 15 heures devant toi, choisis tes priorités.

Joseph